Aller au contenu principal
Le cerveau machine quantique

Blog · Conférence

Le cerveau, une machine quantique ?

5 avril 2026 · 5 min de lecture

En septembre 2017, Rem Sari donnait une conférence intitulée « Le cerveau, une machine quantique ? » à Bruxelles. L'idée était audacieuse : établir un parallèle entre le comportement des particules subatomiques et le fonctionnement de notre esprit.

« I think that human brain is a quantum machine. And we can understand maybe better our brain and consciousness with what Quantum Physics has showed us. »

— Rem Sari, 2017

Le parallèle subatomique

La physique quantique nous a appris des choses troublantes sur la matière. Qu'une particule peut être à deux endroits à la fois. Que l'observateur influence l'observé. Que la réalité n'est pas fixe, mais probabiliste. Que le vide n'est pas vide — il est plein de potentiel.

Notre cerveau fonctionne-t-il de manière similaire ? Nos pensées ne sont-elles pas dans un état de superposition — multiples, contradictoires, changeantes — jusqu'à ce que l'attention les « observe » et les fixe en une idée ? Nos émotions ne sont-elles pas comme des particules intriquées, liées à des souvenirs, des perceptions, des associations invisibles ?

Le « penser-trop »

Le point central de cette conférence est celui-ci : le « penser-trop » — cette suractivité mentale qui nous épuise, nous angoisse, nous paralyse — est une conséquence directe de notre incompréhension de la machine mentale.

Nous avons été conditionnés à utiliser notre pensée, mais jamais à la comprendre. On nous a appris à réfléchir, mais pas à observer le mécanisme même de la réflexion. Résultat : nous sommes possédés par notre propre machine mentale. Nous croyons que nos pensées sont la réalité, alors qu'elles ne sont que des réactions électrochimiques, des associations, des projections.

« We are more eager to condition a human being to think in a certain way rather than help him to understand what is thinking. »

— Rem Sari, 2017

Comprendre pour s'affranchir

Comprendre les limites de sa propre conscience permet de s'affranchir de la souffrance émotionnelle. Pas en supprimant la pensée — c'est impossible et ce n'est pas le but — mais en comprenant ce qu'est la pensée. Ce qu'elle peut faire, et ce qu'elle ne peut pas faire.

La pensée est un outil formidable pour résoudre des problèmes pratiques. Mais elle est catastrophique pour résoudre des problèmes psychologiques. La pensée ne peut pas résoudre le problème qu'elle a elle-même créé. C'est comme essayer d'éteindre un feu avec de l'essence.

L'observation sans jugement

La clé proposée par cette approche est simple : observer sa propre machine mentale sans la juger. Voir comment les pensées surgissent, comment les émotions naissent, comment les opinions se forment. Non pas pour les contrôler ou les supprimer, mais pour les comprendre.

Quand on comprend que nos pensées ne sont pas « nous » — qu'elles sont des réactions mécaniques de la machine cérébrale — un espace s'ouvre. Un espace de liberté entre l'observateur et l'observé. C'est dans cet espace que réside la vraie intelligence, celle qui n'est pas conditionnée par le passé.

« Comprendre les limites de sa propre conscience permet de s'affranchir de la souffrance émotionnelle. »

— Rem Sari, Cours cerveau quantique

Au-delà de la conférence

Cette conférence de 2017 a posé les fondations de tout ce qui a suivi : la Théorie Générale des Échelles de Perception, l'ASBL Penser Ensemble, et cette conviction profonde que la compréhension de soi n'est pas un luxe — c'est la condition même d'une vie individuelle et collective apaisée.

Lire aussi

Penser Ensemble : comprendre soi pour comprendre les autres → Univers ou multivers — les mondes intérieurs de chaque être vivant →